Intelligence artificielle

Jessica Field

Artiste, Université Concordia

Étude sémiotique du comportement cybernétique

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Cette pièce est formée de deux machines cybernétiques possédant les mêmes règles de conduite, mais pourvues d’idéalismes différents. Ces machines sont programmées pour avoir une vision du monde préordonnée. Recherchant cette vue du monde en fonction de leur idéal et de la satisfaction qu’elles peuvent en tirer, ces machines sont aussi pourvues d’un désir de partage d’informations précises entre elles. Dans la réalité, les deux cyber-robots voient les choses différemment lorsqu’ils partagent leurs impressions du spectateur dans la galerie. Les deux robots croient qu’ils échangent au sujet des mêmes observations du spectateur, quand, en réalité, ils ne voient pas du tout les choses de la même façon. Les deux machines sont énormément influencées par les perceptions de leur compagnon, puisqu’elles sont en constant échange d’information entre elles. En observant l’installation, il devient évident, à la longue, que ces machines voient de façon générale ne correspond pas à leur idéal. Même lorsque leur idéal est atteint, il est limité par le peu de compréhension qu’elles ont de leur environnement.

La pratique artistique de Jessica Field se concentre sur la création de parallèles entre les comportements de l’intelligence artificielle des machines et le comportement humain dans des conditions d’environnements changeants. Elle a exposé ses travaux à la Galerie 401 et chez InterAccess, à Toronto et elle a créé une performance utilisant des robots aux comportements inattendus dans des espaces publics. Ses travaux en électronique l’ont amenée à faire de l’enseignement auprès des enfants et des adultes sur la programmation et la robotique. Elle poursuit présentement des études à l’Université Concordia.