Immersion et virtualité

Hervé Fischer

Artiste chercheur, CIAM et Hexagram

Le 3D n’existe pas

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Hervé Fischer a créé avec Ginette Major en 1986, La Cité des arts et des nouvelles technologies de Montréal et organisé les expositions et compétitions internationales Images du futur de 1986 à 1997. Il a aussi fondé le MIM, Marché international du multimédia en 1993 ainsi que le Café électronique en 1995. Il a été titulaire de la chaire Daniel Langlois de l’Universtié Concordia et est présentement un artiste chercheur au CIAM et à Hexagram. Il a notamment publié Le choc du numérique, CyberProméthée, Les défis du cybermonde, Le romantisme numérique, La planète hyper ainsi que Le Déclin de l’empire hollywoodien. www.hervefischer.net.

L’interactivité est non seulement un symbole du pouvoir ludique et magique de l’âge du numérique, mais il renforce le réalisme et l’appropriation des espaces d’immersion virtuelle, en instaurant un simulacre cognitif et instrumental et un sentiment d’implication personnelle. Il permet à l’homme d’habiter l’espace synthétique, liant intelligence, mémoire et vie artificielles dans une nouvelle configuration d’autant plus puissante, qu’elle peut rapprocher en réseau des participants multiples dans une communauté de pratique. Falote en ses débuts, et un peu simpliste, l’interactivité a évolué considérablement en une vingtaine d’années et contribue désormais de façon décisive à créer un nouveau réalisme numérique, qui renforce l’utopie algorithmique de notre époque.